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Morphée

Si ce n’est de ma muse
Dont je suis amoureux
Pour qui d’autre
Pourrai-je me sentir transporté

Tel un papillon éphémère
Battant l’air sans zèle
Des mille merveilles
Avant de disparaître, comblé

Et combien même sa présence fut courte,
il n’a eu que des secondes de pures voluptés
Si tu penses que de toi je m’amuse,
C’est bien mal me comprendre ma belle dulcinée

Tu es toujours là pour moi
Et tu occupes mon esprit
Du matin jusqu’à la tombée de la nuit
Et quand, enfin, je dors
C’est de toi que je rêve,

Ne cherches pas à briser cette euphorie
Qui se contorsionne à côté de moi,
Dans le silence bleu obscur
Du soir qui s’enfuit
Laissant place
À l’aube folle
Qui m’éclaire

Par cette radieuse lumière, en vie
Chassant au loin mes ombres d’insomnies,
À petits pas, sans faire de bruit
Non ! Ne me réveilles pas

Je te sens si présente en moi aujourd’hui
Si précieuse quand tu reste à l’écoute
De mes moindres envies

Frappes encore à la porte de mon âme,
Libères la de la tragédie de l’oubli
Avant que je ne m’enlise
À jamais dans les bras de Morphée
Qui me sourit

Elle m’attire vers cette misérable issue,
Bien au-delà du jardin des sans soucis
Je m’y prélasse enfin sous la rose tendresse
Des paumes de ses mains rougies

Par les blessures de mon âme !
Qui ricochent sur mon corps endoloris
Elle me soulage enfin des lourds fardeaux
Encore vifs, du jour J

Berné par l’ivresse du néant,
Je glisse gentiment
Dans cet état d’anéanti
D’un sommeil profond

Où l’immobilisme en liesse,
Avec rage m’engloutit
Non ! Ne me réveilles pas
Car à présent je vis,
Car libre de pensées je Suis

Quand aussi,
Dans cette fœtale solution
Position qui me réconforte
J’oublie

Tous ces instants pénibles
Qui nous ont empoisonnés
Toujours, depuis et à l‘infini

Laisses moi rêver que je suis libre
De pouvoir m’élever, en sursis
D’atteindre les sommets de la béatitude,
De la douce quiétude qui survit

Aide moi à ne plus avoir peur
De me sentir encore en vie,
Et à retrouver ces envies
Perdues au fond de mes pensées
Et qui de se monde, s’enfuient

Cherchent ailleurs un endroit plus sur,
Un bel Éden qui me ravit
Non ! Ne m’éveilles pas non,
Laisse moi vivre de tristes inepties

Élevons nous
Bien au dessus des pleurs,
De ces douleurs et cris
Qui nous ont empêchés
Et de profiter pleinement
Des joies jusqu’ici

Ne bloquant plus
Nos plus humbles désirs
De leurs maudites pensées,
Hérésies

Érigeant par un mur
Fait de mensonges
Et parsemé
d’anfractuosités de dénis

Houleux et amers
Ou l’eau est amère
Sur cet amas de cauchemars
En pleine frénésie

Thierry Titiyab Malet (le 21/05/2007)



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