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La jeunesse contient de ces folies,

Dont certaines sont inoubliables.

Les cours d’Anglais nous ont permis    

De joindre l’utile à l’agréable 


Professés par une dame bien aimable,

Très élégante, que beaucoup admirent, 

Nous l’ont rendue plutôt désirable,

Tout en tirant chapeau à  Shakespeare. 


Mais, hélas, elle avait un de ces sourires…

Sa jupe s’arrêtait à mi cuisses, bien haut, 

Sa taille, son allure, suggéraient le pire,

Nous envoûtant par ses  yeux, des plus beaux.


De  son bureau, surélevé sur  tréteau,

Assise sur  chaise, elle nous faisait face,

Se levait  parfois pour le tableau,

La démarche, rajoutant à sa classe.   


Ses jambes, attisant  nos regards fugaces,

Nous surveillons tous leurs décroisements, 

Jusqu’à ce que le tissu blanc apparaisse ;

Nos fortes  voix devenaient bégaiements.


Nous attendions sur notre soif, ce  moment.

Certains,  pour la faire rire, jouaient les pitres,             

 D’ autres cachaient mal, leur stupéfaction,                  

 De ce qu’ils voyaient  sous le pupitre.   


Les filles de la classe,  hors chapitre,

Suivaient les cours, loin de nos  jeux vilains, 

Alors, que nous en  oublions les  titres,

Trop distraits par son charme féminin.  


Auteur  Ab. SALEMI le 18 août 2018.

Tous droits réservés. 



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