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On se torture de nos maladresses.

Parfois on ne sait pas bien s’aimer.

L’autre ressent ce qu’en lui on laisse.

On récolte ce qu’on a semé.

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En nous la conscience serre le cœur.

C’est un étau qui fait état de nos tus.

Un remords qui éclate sa clameur,

Et ressort de nous ce qui tout nous tue.

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Alors, on revient maladroitement.

Un peu gauche dans nos mots gestes.

La peur nous tutoie dans nos vouvoiements,

Qui rend l’attitude modeste.

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Il y a de l’humilité en soi,

Qui se tisse avec le fil du pardon.

Une sorte de chrysalide d’émoi,

Couvant l’Âme repentie papillon.

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Si tu entends un froissement d’ailes,

Saches que pour toi je suis remué.

Ne les vois-tu pas qu’elles s’emmêlent,

En écoutant mes propos embués ?

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©Pierre-Gilles Léger  11.02.2017          



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