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Jeune enfant, par les sentiers fleuris, au printemps
Si heureux j’étais d’accompagner ma jolie maman,
Visite rendre à celle qu’on aimait, ma tante paternelle,
Pressé de retrouver son sourire d’ange, rousse et belle.

Ma mère était fière de tenir la main de son beau garçon
Voir la jolie ferme de sa belle-sœur, en promenade partir,
Juste à la sortie de la ville située non loin de notre maison.
Coquette était ma mère, aux lèvres le plus beau sourire.

Je l’adorais toujours cette maman qui m’avait tout appris
Elle valait tous mes professeurs réunis, quelle pédagogie !
Comment à table se tenir, comment se laver, s’habiller,
Comment réviser, mes affaires scolaires bien ranger.

Dire bonjour à la maîtresse dès que dans la cour je l’aperçois
Et dans les rangs au moment d’entrer en classe. Ne pas parler
Devant les grandes personnes toujours se tenir bien coi
Ni rester en leur présence à les écouter si on n’est pas sollicité.

Tout en rêvant, les poumons emplis du parfum des jardins exhalé,
Voilà que chez ma très gentille tante nous étions déjà arrivés .
Ses bras grand ouverts j’ai couru m’y réfugier, de câlins me gavant.
Ma mère lui remit un beau gâteau sorti du four il y a un instant.

Discutant joyeusement autour d’un thé à la menthe maman et elle
Je faisais le tour des lieux , sur les arbres fruitiers posant le regard
Dévorant tour à tour mûres, pommes et des figues les plus belles.
Me souvenant de la calèche je pénétrais furtivement dans le hangar.

Ayant appartenu au beau-père de ma tante, en assez bon état restée
Je grimpe à la place du cocher, imaginant le cheval blanc au trot.
Je veux revisiter l’intérieur en ouvrant le portillon en bois sculpté,
Magnifique ! Tout n’est que velours écarlate, vieilli mais encore beau.

Seul, on ne me laisse voir ni le cheval ni les moutons et leurs petits.
Pendant ce temps ma tante affolée me cherchait: un arbre, le puits
Pensait-elle ? Le puits surtout comme souvent j’aimais le regarder
Poussant le couvercle, par l’eau et son miroir au fond, hypnotisé.

Des appels, je suis resté caché un instant mais il fallait vite sortir
A la vue de ma mère qui n’aimait pas ce jeu mais toute heureuse,
Derrière maman poule, ses poussins jaunes, son rejeton voir courir.
Autre chemin pris, accélérant la cadence pour ses petits, peureuse

Dans les hautes herbes engouffrée.Oh! Des papillons, sûr je pourrais!
Un vacarme pour un récupéré faisant chien aboyer, chaton se coller
Au pied de ma tante qui de beaux fruits m’ a rempli tout un panier.
Ils étaient si délicieux que j’en ai profité mais ma mère m’a arrêté.

Le temps de cueillir de jolies fleurs pour maman et me racheter
Déjà l’heure de partir ! Et sans mes histoires de l’oncle pas rentré.
Retourner à la ville chez nous, entre murs cloîtré, ce n’était pas gai.
Câlins, fruits pour me consoler, larmes aux yeux triste de la quitter.

A ma mère et ma tante paternelle deux belles–sœurs très liées

Belhamissi sadek le 08.08.2017



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