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Vois couler les larmes de l’enfant,
ce ne sont ni des larmes de joie,
ni d’espoir;
ces larmes annoncent un nouveau départ.
Ces larmes sont les vagues
qui emportent ce peuple demi-nu,
créatures démunies
partant par cette nuit terne
où les lanternes
rejetaient de leur lumière sur les grillons a moitié endormis.
Ces larmes te chantent la misère de toutes ces âmes brisées
sous les fouets
du kratos de la souffrance
se faufilant
par les chemins les plus arides pour rejoindre des terre inconnues.
Mais où vont-ils tous ainsi?
Où vont-ils tels des bêtes sans maître
dans une jungle humaine
animées des pires désirs?
Et bien moi je leur dis assez!
Assez de ce sang
teint d’affront
ruisselant,
criant,
hurlant,
grondant,
souillant
les bords de la mer noire.
Noire
du noir
de tous ces noirs
qui se noient
dans la mer noire.
Noire des déboires de l’homme noir
qui y jette son dernier espoir.
Dites-leur que moi je leur dis assez.
Dites-leur que la-bas,
leurs cases et villages se vident de tout espoir.
Espoir
qui se noie
dans les profondeurs de la mer noire.
Noire
du noir
de tous ces noirs
couverts d’escarres.
Dites-leur
que ces terres
qu’ils abandonnent tel le cambrioleur;
la maison de sa victime en pleurs;
ces terres
qu’ils laissent derrière eux dans la tristesse,
ces terres,
leurs pères les ont conqierent dans le sang et la douleur.
Ces terres
où pleure
l’enfant arraché au seins de sa mère
partant pour la mer noire;
noire
du noir
de tous ces fils indignes qui leurs mères ont délaissé.
Noire
du noir
de tous ces noirs et assez!
Ces terres
et bien c’est l’éden
sans Adam et Ève.
Moi je leur dis encore assez!
Assez
de ce sang
teint d’affront
ruisselant,
criant,
hurlant,
grondant,
souillant
les bords de la mer noire
et assez!



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