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Quand vient la nuit, des enfants crient,
Car ils ne veulent pas dormir,
Car ils ne peuvent plus rêver.

Ce sont tous les enfants punis,
Punis de vivre, c’est ainsi,
Par leur parents, parents maudits,
Qui n’aiment pas, pas leurs petits.

Et dans la nuit qui les oublie
Là-bas ça hurle et ça gémit,
Parfois même ça meurt aussi.

Tuméfiés, les enfants jolis,
Battus, brûlés, cassés, violés,
Assassinés loin des on-dit.

Quand ils sont morts aussi l’on crie,
Et l’on s’indigne et l’on poursuit,
Mais pour eux, voilà, c’est trop tard,
Il ont quitté ce cauchemar.

Qu’ont-ils emporté avec eux,
Du monde, n’est ce que sanglots ?

Et que font-ils, ces angelots,
Au ciel où vont leurs oripeaux ?

Ils attendent d’autres marmots,
Ceux qui les rejoindront bientôt,
Là haut, là haut, scarifiés,
Frappés, cognés et lacérés.

À ceux là ils tendent leurs bras,
À ces petits jamais aimés,
La mort est un havre de paix.

Et farandole dans les cieux
La ronde des enfants joyeux,
Libérés, pour l’éternité,
De l’homme et sa méchanceté.

mai 2011



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