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  • Calogero me suit, Calogero me hante,

M’empêchant de sortir et de cage et de geôle, 

Par quoi l’oiseau languit, pour quoi le geai cajole,

En attendant sans doute un lendemain qui chante.

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Aznavour me poursuit, Aznavour se répète:

Hier encore il pleurait le temps de nos vingt ans.

Au bout de nos javas, de nos Efferalgan,

Notre amour ressemblait aux lendemains de fête.

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Il faut laisser à Yesterday son violoncelle,

Par Mac Cartney, par souvenirs, par madeleine,

Pour que nous retournions un jour à Penny Lane

Croire aux baisers d’archet sur une chanterelle.

.

De temps en temps je nous entends à la radio,

Par chanson de Cabrel, par simple mélodie,

Fredonnée ou vécue un soir de Nostalgie

Et je deviens minot pour des pigeons idiots.

.

J’attends plus que toujours le retour de Berger;

Quand il aura fini sa longue transhumance,

Qu’il dise à Balavoine où se trouve sa France …

Et qu’ils viennent rêver que le monde a changé !

.

C’est mon dernier album, c’est mon dernier spectacle !

On ne sait pas vraiment, sauf au cœur du cénacle,

S’ils sont nés récemment ou s’ils seront sans suite,

Mais toi qui es les deux, permets que je t’ébruite !

.

Comme un chanteur de rock, je veux brûler tes planches,

Le cœur dans ma guitare et mes mains sur tes hanches,

Ma chanson sous la rampe et ses feux dans tes yeux,

Je laisse à Lenorman ses petits jours heureux.

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À côté des enfants grandis et déjà là,

Je te fais un poème et tu portes mes mots,

En mère universelle, en auberge à marmots,

À la souris qui danse, au chat qui n’est plus là.

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Ne resteront que mon enfance et ses comptines

Avec des blancs moutons perdus sur leur colline,

Et mon petit navire, et mes petits bateaux,

À jamais dans ma tête, à jamais sur tes eaux.



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