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Je vois mon corps
Perdu encore
Dans ce néant tuant,
Ce géant des ans,
Créateur du temps,
Qui définit mon sort
Et décide ma mort.
Je touche avec mes doigts
Tout ce que je vois :
Mon âme qui erre
Sur cette terre
Et mes chimères
Qui tuent ma foi.
Je vois mon ombre
Qui gémit et sombre
Dans un sommeil profond,
Au milieu des sons
Que j’entends souvent
Dans tous mes membres.
J’invente la mort
De mon corps qui dort
Et de ce cœur qui bat
Pour celle qui s’en va
Vers l’au-delà,
Sans aucun remord.

Younes ZEMNI.



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