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Le bonheur et le pré m’ont toujours tourmenté :

Qu’on me les refusât suffit pour que j’en veuille !

J’interdis aux moutons d’y paître et d’y brouter ,

Tant que je n’aurai pas ton trèfle à quatre feuilles .

.

Des juments de Diomède , aux sabots de Pégase ,

Par tout ce qui galope autour de quelque Graal

Repassant mon chemin , refaisant l’Anabase ,

Je te trouverai bien quelque fer à cheval .

.

Peu me chaut de froisser le cœur des sauterelles

Et de papillonner parmi les mots herbeux ,

Ce qui me rend meilleur et me donne tes ailes ,

C’est le rouge et le noir de ta bête à bon Dieu .

.

Je viens tarir mes eaux , je viens sécher mes peines :

En farfouillant sous le mouchoir et dans ma poche ,

Parmi les petits trucs et les machins qui clochent ,

Je dégoterai bien un louis pour ta fontaine .

.

Si je campe à ton bar en réclamant ta bière ,

Un peu forte à mon goût , un peu rousse à mon cœur ,

Ce n’est pas pour trinquer , mais pour casser un verre

Et qu’il te rende heureuse en te portant bonheur .

.

J’attends le nouvel an comme un druide impatient

D’un baiser sous le gui bien avant toute France ; 

Tu viens au rendez-vous au pied d’un chêne urgent ,

Qui soit de bon augure et te baigne de chance .

.

Mon col marin apprivoisant ton Givenchy ,

Je redeviens ton matelot ,  ton moussaillon ,

À genou devant toi ,  je t’offre mon bachi ,

Un doigt de baraka en touchant mon pompon .

.

Planter les yeux au ciel en regardant sa voûte ,

Comme un rideau clouté tiré sur l’épouvante …

Et faire un vœu pour ton bonheur entre les gouttes

Dans le sillage heureux d’une étoile filante .



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