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Dis, tu me manques beaucoup, tu sais
Plus fort aujourd’hui dans ces moments d’insupportable épreuve
Sans toi le monde me semble vide.
Tant de fois ai-je vidé mon cœur sur ton épaule forte et consolante
Mais, qu’après ton départ, dans l’opacité de ma vie,
J’ai beau cherché cette épaule si réconfortante
Mais ne la trouve point.

Depuis ton départ tu me manques terriblement, tu sais.
Comment t’oublier quand l’amour que je te porte
Est aussi pur et aussi vrai que l’est notre sang.
Je ne trouve plus cette épaule pour pleurer ma blessure nouvelle.
Aussi, celle plus ancienne. Celle de ton départ.
C’est dur de t’avouer ma faiblesse face au chagrin.
Face à la peine de t’avoir perdu,
Face à la peine de me sentir perdu.
Plus fort aujourd’hui dans ces moments terribles.

Dis, je ne te pardonnerai jamais, tu sais.
Si ton cœur bon et doux fléchit devant le jugement de tes bourreaux
Ceux qui t’ont impitoyablement ravi à la vie.
Mes ennemis fidèles, ces chiens qui se sont attaqué à toi.
Sans raison.
Non, je ne te le pardonnerai jamais.

Tu as fait semblant de mourir pour me faire peur n’est-ce pas ?
Comme, lorsque enfants de la guerre, nous la jouons
Avec des soldats de plomb chipés à Marc, notre voisin français

Dis, tu n’as jamais cesser de me faire peur, tu vois !
Peur de tes yeux perdus au loin.
Peur de ton dos d’où coulait ton sang sur mes veines.
Tu es réellement parti mais pour habiter mes pensées.
Et moi, j’ai gardé les miennes pour toi.

Dis, aujourd’hui je porte des lunettes, tu sais.
Pour mieux voir le visage de la mort
Lorsqu’elle me conduira vers toi
Ne t’en fais pas, le compte à rebours a commencé
Les crocs de l’injustice m’ont dévoré le cœur
Les fouets de la calomnie m’ont lacéré le cerveau.
J’arrive, mon frère.
Je suis ce cadavre qui respire encore
L’haleine fétide de la vie.



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