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Comme un païen sans Dieu, je veux, chère maîtresse,
Te dire, en amoureux, la plus tendre des messes ;
Car c’est à ta beauté que je veux dans mon âme
Servir l’autel sacré que j’élève à la femme.

A mon adoration, offrir sans artifice
En tendre religion, toi-même en sacrifice ;
Car la nuit fait autour de ta grâce infinie
Un mystère d’amour auquel je communie.

Aux fêtes de nos sens, nous brûlerons, ma mie,
Le parfum de l’encens, dans la chambre jolie,
Célébrant jusqu’au jour, dans des chants d’allégresse,
Cette messe d’amour, qu’en secret je t’adresse.

Que j’aimais célébrer,
Lorsque j’avais vingt ans !

Crisis (Chris Foglia)



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