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Toi qui abondes l’air du commerce bruyant,
Qui désertes des ouvrages les charmantes allées,
Qui chasses aux mouroirs le sang de ses aînés,
Qui condamnes au repos les souvenirs d’Antan.

Le chemin exigu que sillonne ta manie,
Ne recèle aucun trait supérieur de noblesse.
Le malheur, futile dans cette intime faiblesse,
Te suspend à l’écho de cette longue agonie.

Ton destin est scellé à ton pauvre confort,
En ce siècle imposteur, bénissant l’artifice !
Ta vie ne sert dessein dans ce vain sacrifice,
Qu’a l’amas des poussières s’envolant à ta mort.

Meurs, contemporain, à la plume indolente,
Rejoins les fosses pleines de tes frères prétentieux.
Le tombeau se délecte de ton pas ambitieux,
Il sourira bientôt à ta course insolente.

Stéphane Meuret,
24 Janvier 2018, Copyright



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