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On ne connait ni leurs noms, ni leur nombre

Ils se cachent toujours dans la pénombre

Où espèrent-ils aller sans encombre 

A la recherche d’un monde moins sombre ?

Chez eux, leur avenir se morfond

Leur désespoir est-il si profond

Qu’ils envisagent d’être aspirés par les fonds ? 

Ou disloqués par le premier typhon ?

                

 Nous observons incrédules, impuissant

 Ne supportant pas ce spectacle avilissant

 Hésitant entre sentiments compatissants

Ou d’autres aux accents repoussants

 On ne veut entendre les cris des noyés

 On ne veut voir ces êtres déguenillés

 On ne les veut pas chez nous éparpillés

 On regarde, gênés les flots les fossoyer 

                               

 Sur la mer flottent quelques décombres

 On ne connaît ni leurs noms, ni leur nombre …



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