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MIGRATIONS

Vous, les populations que la misère déplace,
Moi, qui ne voudrais pas être à votre place,
Devant votre multitude,
Devant cet injuste tumulte,
Je ne peux donner
Que mon cœur en solidarité.

J’imagine votre désarroi
De ne plus avoir de toit,
Votre solitude
Sans sollicitude.
Mais mes mains sont vides
Face à vos yeux avides,
L’impuissance me plombe
Comme au fond d’une tombe
Et moi, la mieux nantie,
De honte je me sens envahie.

Anny KAISER. (2005 )



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