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Juste un instant, encore, il est temps de partir,
Amis nous seront loin, chacun en nos brisées,
Bientôt, le cœur éteint et l’âme consumée,
Plus rien, de notre feu, qui brûle en ce brasier.

Hélas en vos discours, poètes vous phrasiez,
Mirlitonnant le cours en l’onde parfumée
D’une rive intérieure, et nos rimes grisées
Ont pavoisé le temps qui nous va départir.

Tout désenchevêtré l’écheveau d’une vie
Qu’une Ariane dévide en notre labyrinthe
Ne mène en nul endroit qui nous peut convenir.

Minotaure, la mort tantôt va survenir
Au dédale où le sort nous tient en son étreinte
Et l’amère agonie, atone, nous convie.

février 2011



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