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Allongé dans l’herbe du matin
J’observe le miracle divin
De tes brins,
Nourris de cette terre

Le sol grouille de mille vers…
Poésie de notre mère à tous,
Dont le corps alimente le monde…
Soleil, pluie et travail des hommes
La rendant très féconde…

Oui mais ce brin de brin de brin,
Renaît tous les jours sans fin.
Il y a eu un jour le miracle…
D’un rien… devenu grain…

Il y a eu un jour,
Une nuit,
Un instant…

L’homme n’était pas là !
Mais… qui pensait pour lui ?

Le sol était luisant,
Soleil était brûlant,
La terre était poussière
Noire de volcans…

Un amour est né
De ce sol luisant
De ce soleil brûlant
Des braises des volcans…

L’homme n’était pas là…
L’herbe devenait folle,
Livrée à l’ivraie !
Les 4 saisons n’étaient pas nées…

Alors s’est mise à tourner la Terre
Poussée par le vent !
L’herbe s’est cachée dans l’hiver
Puis au printemps… éternellement…

L’homme n’était pas là…
L’herbe vivait puis mourait,
Les 4 saisons venaient de naître
Et cela était bon pour renaître…

Petit brin de tous ces temps,
Tu es ce miracle que j’attends
Couché sur ton corps
Attendant ton frémissement…
Comme un amant,
Obstinément,
À ta fin de printemps.



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