Moi

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À ce stade du concours où les rumeurs vont bon train j’ai pensé vous écrire une petite prose sur moi en tant que poète autodidacte.
Plusieurs auteurs ont écrit des romans autobiographiques levant plus ou moins haut le voile sur leur vie; lui donnant, après coup, un poids qu’elle n’avait pas. Ce n’est pas mon cas, puisque je ne suis pas un écrivain, bien qu’amoureux de la littérature, et que je les hais tous, à la manière de l’amant non déclaré, jaloux de celui qui lui vole son amour.
Vous faites peut-être la relation? Je précise à tout hasard que si je devais apparaître à l’intérieur d’un roman, ce ne pourrait être, tel Cyrano de Bergerac, qu’accessoirement : une ombre sur un mur, une silhouette à la fenêtre, des pas sur la neige…Je serais poète de service ou, à la limite, fou du Roi.
Avouons-le! Nous ne sommes que des particules humanoïdes qui, lancées dans la spirale de l’espace-temps, s’entrechoquent et illuminent l’infini de constellations visibles seulement dans les ciels rêvés.
Nous avons ainsi, de façon plus ou moins consciente, joué un rôle, pour la plupart insignifiant, au cours de la deuxième moitié du 20ième siècle, théâtrale, qui était promise, après la révolution chinoise de 1949, au socialisme, et qui s’acheva par un Alléluia à la gloire du capitalisme et la relégation du communisme à un rôle folklorique. Caricature? Fumisterie? Imposture? L’homme aura dépassé le « Maître » dans l’art de confondre; l’opium est maintenant coté en bourse.
Comprenez-moi bien. J’ai dit plus haut : «… tel Cyrano de Bergerac… ». Pas le personnage de la pièce de théâtre, monumental, mais l’inconnu du même nom qui, grâce à Edmond Rostand, aura peut-être échappé au néant : ce poète, mort dans l’indifférence générale, qui avait imaginé capturer la rosée du matin dans des bouteilles et s’envoler avec elles vers la lune à l’aurore1.
Voilà! N’essayez pas de trouver un sens à ce que j’ai écrit ou écrirai, partez à la découverte sans cartes ni préjugés. Il y a trop de présentations truffées de considérations superflues. J’ai couvert, avec mes poèmes, une période historique allant du début des années 1950 pour jusque vers le début XXIième siècle et, je l’avoue, je me sens un peu fatigué au tournant de ce millénaire. Ce que vous lirez sera donc le mirage d’une vie. Comme tous les mirages portent en eux une désillusion, il s’agira de ne pas y céder. Nous avons, chacun et chacune d’entre nous, une vie à raconter et nos rêves en font partie, surtout dans l’insouciante Amérique.

ref.: Cyrano de Bergerac dans Voyage dans la lune.


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3 commentaires

  1. Nous ne sommes que des particules humanoïdes qui, lancées dans la spirale de l’espace-temps, s’entrechoquent et illuminent l’infini de constellations visibles seulement dans les ciels rêvés. J’accroche à ces mots … j’aime ce qui nous fait créer des images en nous…

  2. Je note 5sur5 bien mérité. Quel plaisir de lire vos écrit cher poète… Je suis sur que vous touchez un peu de tout… peut-être la ligue devra étendre son horizon et publier tout ce qui est littérature française…

    Continuez à publier vos poèmes…

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