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Je t’aime, mon élu ! Je t’ai toujours aimé !
Elu de mon cœur, tu l’es désormais !
Tu as su t’ouvrir la porte de mon cœur
A bien m’amadouer, tu mis une belle ferveur !
Ma voix t’étant acquise et sans la demander
Elle te sera offerte, écrite sur papier,
Et s’ajoutant aux autres sans être suppliée,
Mon amour, mon élu, tu seras secondé !
Jurant de t’aider, même si je dois mentir,
Je serai toujours là pour t’aider à grandir,
Prêt à te seconder, tu n’auras qu’à le dire,
Durant ce chemin que tu dois parcourir.
Je suis prêt à mentir, certainement s’il le faut,
Je blanchirai ton nom à travers les journaux,
Et tu seras, peut-être, mon élu, mon bourreau,
Car ta langue de vipère fera office de couteau !
Si je dois applaudir,
Je le ferai sûrement
Pour te voir sourire
Et mentir crânement !
Ma plume bien trempée saura faire tes éloges,
Ma langue fourchue saura faire le mélange
Entre tes qualités si rares et si médiocres
Et ma plume s’usera et fera couler l’encre !
Mon élu ! Mon amour !
Je t’aimerai toujours !
Même si la réalité contredit mes paroles
Car cette situation n’en sera que plus drôle !
Je dirai que tu es intelligent, honnête,
Je louerai tes défauts et me ferai une dette
De toujours t’admirer plus que tu le mérites,
Quand ma plume à ma langue s’est souvent contredite.
Ton mandat s’achevant dans un futur proche,
Tu sortiras blanchi comme certaine eau de roche
Mais tu auras toujours su te bien remplir les poches
Et tes amis fuiront aussitôt que tu approches.
Je serai toujours là pour dire tes bienfaits
Même si, en vérité, j’aurai beaucoup caché
Car, niant les combines, je t’accroche le trophée
De la dignité
De l’honnêteté
Sur lesquelles tu as trop souvent craché !
Rentrant par la grande porte, sortant par la fenêtre
Tu sauras, un jour, ta valeur et peut-être,
Tu auras des regrets et plein d’amertume
Voyant ta dignité s’estomper dans la brume.
Cette brume qui recouvre le mandat d’un élu,
Quand, sur ta tête, l’auréole ne brillera plus
Je serai toujours là, car tu m’as toujours plu :
Car je crains qu’après ça tu ne vives reclus !
Tu as vécu, gâté, étant un mauvais maire,
Pour ta repentance, tu seras un bon père !



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