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Impuissante à voir le beau le chaud l’heureux
Ma peau a craquelé son ennui et sa peine et ma porte est fermée à tous les je t’aime
J’ai erré bien longtemps dans les rues les cités
Et la peur a laissé une fine poussière recouvrir et griser d’une teinte plus claire mon âme reléguée au fond de sa chaumière
Un esprit chagrin ressasse sans raison une peine inconnue
Une étrange mouture de solitude pure qui bout et qui parcourt d’un seul pas de géant mon corps de lave nu et ma vie lapidaire
J’ai ciblé d’un seul coup ton astre inhabité
J’ai fermé les yeux pour chercher ta lumière
Tu as frappé si fort à mon carreau blessé que j’ai cru un instant entendre le tonnerre
Il a zébré le ciel et ma peau de baisers
Et sous sa pluie de larmes mon âme s’est lavée
Une liaison de feu a su me décliner
Du passé au futur conjuguer tous les verbes
Je te retrouve amour ou tu t’étais caché
Aujourd’hui tous mes mots se conjuguent au présent
Il n’y a plus qu’un seul verbe
Et c’est le verbe aimer



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