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Elle lui dit entre deux larmes :
– « Je n’ai pas de doute de ton amour, qui redoute
Qu’un jour, je prendrai nus pieds, seule la route
Ma valise seule, m’accompagnera
Et quand l’absence m’étripera
Je laisserais mon âme errer
Je lui dicterai de mes odes, sa feuille de route
Je marcherai vers le Nord et je ferai un saut dans le Sud
Et si mes jambes me lachent
Je m’arrêterai pour m’enivrer de mes larmes
En cours de route
Mais que faire de ce cœur où l’amour est fidèle ?
Je rebrousserai chemin, sans aucun doute
Et je retomberai dans tes bras, malgré ton doute
Tu es ma raison de vivre et ma seule route…

Que faire devant tes pensées qui cisaillent les miennes
Qui dressent devant mon chemin du fer et des barrières
Je suis désolée, ce n’est pas de ma faute
Mes pensées sont les épouses aimantes
Qui bronzent aux rais de mon soleil de l’Est
Parfumées de mes près verts Et mes fleurs sauvages, dansantes…

Je ne suis pas coupable de mon âme
Qui vaque, voyage sur mes pages
Se prélassent sur les nuages
Danse au gré des vents et au chant des vagues
Ne me culpabilise surtout pas, je n’ai pas quitté
Malgré l’exil mon berceau d’un iota
Mon cœur n’a jamais mûri, malgré mes cheveux blancs
Il est resté ce petit soldat dans le cœur l’amour vert
Qui se désaltère de la belle saison…

Aimez-moi comme que je suis, femme
Et la plupart du temps, petite fille
Qui recherche à apaiser l’amour en son cœur de verre
De la pluie,
Ses rêves ne sont que douceur et poignate douleur
Farouche et sans pitié est ma nostalgie… »
Maissa Boutiche, Alger, le 04/10/2017



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