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Que dire d’un corps relié à l’esprit
Un corps qui somnole oubliant de penser,
L’esprit révolté, s’en retrouve chassé
Et la pauvre conscience s’en va et dépérit.
La main, ce tentacule, avec ses quatre doigts,
Peut pendre et gésir, sans réflexe aucun,
Tandis que l’esprit, en vertu de ses droits,
S’ingénue à régner mais son règne est vain.
Les lunettes dans l’étui demeurent introuvables !
La main qui les cherche ne fait que les chercher,
Et l’esprit se referme devenant insondable
Devenant invisible cherchant à se cacher.
On trouve ce qu’on cherche souvent sans le chercher,
La main tient le briquet et le retient caché.
Pour allumer, alors, sa bonne cigarette,
Dans l’esprit, on déclenche la foudre et la tempête.
Souvent les choses qu’on voit deviennent invisibles.
L’esprit s’obstine en cherchant à les voir
Cet esprit régnant se croyant invincible
Oublie les limites de son propre pouvoir.
Le corps devient morne et mou et si flasque
Qu’il peut s’effondrer à la moindre bourrasque
Décidant du repos jugé plus essentiel,
Bloquant tout, il déclenche les foudres du ciel.
Cette union naturelle du corps et de l’esprit,
Au pouvoir du premier, le deuxième se lie,
Tandis que le second décide et supplie
S’opposant au premier et criant au délit !
L’esprit donne les ordres : au corps d’exécuter !
Le corps est absent, nullement inquiété !
C’est le cœur qui voit à travers les paupières
Quand l’esprit se croit au palais dans une chaumière.
Le dilemme de l’autre et le dilemme de l’un
L’objet du délit, demeurant sans lien,
L’esprit est le maître incontesté, certain,
Mais le corps s’en fait fi, demeurant bien serein.
Je demande à mon cœur de ne plus oser battre,
Mon corps a décidé de ne plus combattre,
Mon esprit sommeille aux lueurs de l’âtre,
Et leur pauvre union en devient un désastre.
C’est enfin le réveil de cette bonne mémoire
Qui désigne du doigt la chose qu’on ne peut voir,
Tant que ma main se colle au mur du couloir,
Je peux bien circuler en restant dans le noir.



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