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C’est entre toi et moi une glace sans tain
Où je vois ton chagrin, si tu savais le mien,
Comme un panneau de verre qui nous séparerait,
Que je voudrais briser pour mieux t’apprivoiser.

C’est ton regard perdu dans un coin du néant,
Quand le mien se raccroche au moindre de tes gestes,
Mais chaque jour qui passe fait que rien ne l’atteste,
Que tu vas devenir ce que sont les enfants.

Sur la vitre embuée je dessine un sourire,
J’y ai posé ta main, elle n’a fait que glisser,
Et elle a effacé ce que je voulais dire,
Que derrière ces lèvres, il avait mes baisers.

Je profite des nuits pour mieux te regarder,
Le jour tu as si peur, toujours prêt à hurler,
Alors dans le silence, je viens poser ma main,
Sur ton visage d’ange, mais tu n’en sauras rien.

Tes yeux crient la souffrance qui enferme ton corps,
Dans cette cage immense d’où jamais tu ne sors,
Je ne veux pas pleurer, il faut que je sois digne,
Je t’en prie mon amour, fais-moi au moins un signe.

Ton monde du silence devient aussi le mien,
Je vis à ta cadence, tu es mon grand chagrin,
Quand finira l’hiver où ton corps s’emprisonne,
Alors un doux printemps fera de toi un homme.

Toi mon bel endormi d’un monde imaginaire,
Que tu ne peux décrire mais que je veux rêver,
Que m’importent les gens, leur dire m’indiffère,
Ce qui compte pour moi mon enfant, c’est t’aimer.

© Danièle Labranche



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