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Quand tu vins, mon fils, en ce jour d’hiver,
Nous te vîmes, mon fils, auréolé de fleurs,
Car tu as su, mon fils, apporter le bonheur,
Tu es parti, mon fils, passager sur la terre.

Tu devais nous rester, tout chargé de jeunesse,
Espoir de vie, égayant la vieillesse
De ceux qui demeurent plongés dans la tristesse
Que ta disparition a muée en détresse.

Le cœur nous trahit et les yeux nous dénoncent !
Seul demeure le souvenir de ton enfance !
Des jours passés, heureux, vécus dans l’insouciance,
Des jours qui arrivent, tout chargés de souffrance !

Que Dieu maudisse ce jour où l’appel familial
T’appela à courir au rendez-vous fatal
Fixé par le Destin !
Que Dieu maudisse ce jour où tu as écouté
Et répondu présent à cette fatalité
Que l’on nomme le Destin !

Que Dieu maudisse aussi ceux qui t’ont pleuré
Puis t’ont oublié aussitôt enterré,
Eux qui n’ont pas de cœur mais qui auront à vivre
Eux qui, d’ors et déjà, ne peuvent que survivre.

Mais que Dieu bénisse mille et mille et mille fois
Les vrais gens du cœur venus à chaque fois
Soutenir le moral, raviver le souvenir,
Assister les esprits tout près de défaillir,
Stoïques dans leur dignité,
Fidèles dans leur honnêteté,
Toujours les larmes aux yeux,
Figés dans les adieux !
(Sofiane, né le 25 11 1985, est décédé le 17 09 2005 dans un accident de la route.)



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