Partagez

Ma campagne de hasard à moitié nue, parée
Sur l’alcôve lascive m’avait déjà devancé
Prête à subir mes élans et folies de la nuit
Alors que je m’apprêtais à fermer mon huis.

Quelqu’un sonnait à ma porte avec insistance
La blonde pointait un buste de belle consistance,
en me demandant : êtes-vous un Tel fils d’un Tel ?
Je marmonnais : cela n’a besoin d’aucun rappel.

Je suis l’ange de la mort, je viens t’ôter la vie
Ton heure a bien sonné, tu n’auras aucun sursis.
Ah bon, je vois dis-je , ne pourriez vous surseoir
Car ma campagne m’attend, que va-t-elle croire.

Assoyez-vous là, laissez-moi vous verser un cognac
Ne voyez-vous pas que notre rue finit en cul-de-sac.
Je lui faisais les yeux doux, fallait pas rater ma nuit,
Je lui suggérais de faucher d’un coup plusieurs vies.

Vous parlez d’un palmarès Madame ? y a qu’à regarder
Les rues alentours sont peuplées de jolies têtes à trancher.
A quoi vous servirait de trucider un quidam austère
Dont toutes les fenêtres ont déjà une vue cimetière.

Mes regards langoureux firent leur effet,
L’ange sortit de son sac un petit coffret.
Elle se maquilla : Rimmel, rouge à lèvres, fard à joues
Puis vînt se blottir tout contre moi, se pendit à mon cou.

T’es original et ça m’amuse t’as jusqu’à l’aube avec ta poupée
Pendant que je fais mon boulot, je te rejoins en fin de tournée.
Tu m’attendras n’est-ce pas ? Tu me feras la fête,
Tu sais défendre ta cause, t’as réussi à sauver ta tête.

Abid HMIDA

29 Octobre 2015



Veuillez noter :

Envoi...
Total :
4.75 sur 4 votes