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Une partie de moi vit loin de mon parvis, sur l’autre côté de la mer. Tu as pris de la distance de notre mère et papa, à coté de mon clavier, me parle de toi, de ce toit qui ne te recouvre plus, mon frère. Je t’aime. Tu étais à mes côtés comme la lune qui traverse notre chambre tous les soirs.

Assis toujours à mes côtés papa me dis que tu lui manques, il sort un cliché retrouvé en faisant ta chambre. Ils nous arrivent de ressasser ces souvenirs, sur le jardin familial. Une merguez sans ketchup ni mayonnaise ! Criais-tu lors du barbecue du week-end. Maman en rit encore, elle avait l’habitude de prendre ta double part et de me la donner. Eh oui je mange pour deux depuis que tu es parti.

J’aimerais tellement te revoir quant au soir je me parle en imaginant que tu me reprennes sur mes erreurs de la journée. Je suis ici à écrire un souvenir qui me fait pleurer, non pas de ces larmes acides mais des cicatrices que tu laisses à mon cœur. On aime son frère comme on aime la vie, on se complaint dans la solitude mais quand elle devient une habitude elle nous assassine et perturbe notre quotidien.

Ne jamais lâcher son frère même à distance, dans l’assistance comme la patience, dans la résistance comme dans l’aisance, un frère est une lumière, un rayon qui caresse notre regard après une pluie. Je laisse mes mots te rendre hommage en espérant que tu vis heureux même loin de nous.

Nous sommes deux ne l’oublie jamais, les kilomètres n’auront jamais effet sur notre sang. Je t’aime même si un homme ne le dit jamais à un autre, je mets mon fanion sur l’autel de mon bateau pour te dire que depuis que tu es partie je me sens si seul.

Khalid Louguid.



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