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Rien n’est encore gagné

Ni l’âme pleine de candeur

Ni l’odorat de l’autarcie

Seulement la fuite des ballets d’honneur

Sous la cendre humaine

D’une chaire homogène offensant la patine du temps

Au rythme monotone des blessures

Qui poursuit sa marche altière vers les sépultures

Où il ne reste plus que des os blanchis

Au regard d’un monde conquérant le stress

Dans la brume des villages perdus.

Rien n’est encore gagné 

Ni la civilisation 

Ni l’apophtegme

Seulement le souvenir néant

Dans le présent regrettable

Qui prépare dans le futur nostalgique

Un brusque rêve non souhaitable

Sous le macfarlane trempé de liquide corporel

À peine flottant dans le désert

Où les chameaux semblent être épuisés

À force de grimper les dures dunes

Délabrées au soleil luisant leur cime.

Rien n’est encore gagné

Ni le bruit du tam-tam véhément

Ni l’élévation de l’utopie de nos pères

Seulement la tempête des défoliants

Au Rwanda, au Libéria, au Tchad

Devant la course à la violence

Où l’homme découvre son impuissance

Face au vrai suicide collectif

En Algérie, au Maroc, en Tunisie

C’est la terre toute entière qui s’asphyxie

Au beau milieu des océans radioactifs.

Rien n’est encore gagné

Ni la voix dans les bruits d’éclats

Ni décrispation longtemps attendue dans la glace

Seulement la prise de la poudre d’escampette

Vers le mirage d’une fausse prophétie humaine

Qui de loin ou de près finit par chavirer le navire

Dans les sentiers battus du charlatanisme

Suivis de cérémonies de deuil éclatées.

D’après Mamadou NABOMBO, Une Seconde Chance, Éditions Edilivre, Paris, Juillet 2015, Page 67-68.



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