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Sans la permission de qui, plus que tout, j’aime,

 Et bien avant l’âge requis, pour ce grand devoir,

Tôt, dès le matin, sans rien manger ni boire,

Je suis sorti  à l’assaut du grand carême.


C’était un jour d’été, début de vacances,

On retrouvait  notre liberté et nos jeux.

 Les cahiers, comme on disait, étaient bien au feu,

 Le maître, pas au milieu, mais bien en France.


C’était aussi, le jour du grand match de l’année,        

Chaud Derby entre deux équipes locales,        

Pour nous  enfants, le football était un festival :     

Des heures passées debout,  à  huer  et chanter. 


Le match terminé avec un score blanc,

Je suis rentré avant l’heure de rupture,

La tête vide, ventre creux, rasant les murs,

Ma résolution a chuté de plusieurs crans.


Maman, attendrie, tout à fait attentive,

Comme si,  de ce manège, elle ne remarqua rien,

Avait préparé  un  « coucous », de ses propres mains               

Garni aux légumes, brillant d’huile d’olives.


Elle m’accueillit avec un large  sourire.

Ayant vu, que j’étais  devenu inconscient,

Posa le plat chaud, devant moi, lentement.

Je me mis à  tout dévorer, sans repentir.


Après avoir mangé et bu  à satiété,

Je me suis enfin rappelé du Ramdan.

Maman m’expliqua qu’étant encore un enfant,

Je n’avais aucun, vrai motif, à m’inquiéter.


Auteur. A.SALEMI. Le 28 Mai 2017.

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