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Je te porte à mon bras et t’arbore fièrement
Sur les places publiques que le peuple piétine ;
Tes rayons de métal viennent heurter ma rétine
Lorsque mon cœur natal s’inquiète du temps.

Tu es donc à la fois ce bonheur palpable
Et cette roue démoniaque aux allures ineffables,
Qui effraie les esprits, qui traverse les âges :
Du court livre de la vie, elle n’épargne aucune page.

Mais ce jour, tu es là et tu fais mon affaire !
Car le ciel est bien laid face aux belles nuits d’été ;
Je respire au doux rythme des secondes impaires

Qui relancent mon pouls, mes artères fatiguées.
Tu croiseras tes aiguilles bien souvent sur ma peau
Jusqu’au jour où passera la minute de trop…

Stephane Meuret
Copyright 2017



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