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Mort d’un voyou

Pendant de nombreuses années
Le voyou ne savait pas
Faire autre chose que prendre,
Parfois peut-être donner,
mais si peu souvent
Que lorsqu’il se mit à y penser
Il ne put rien trouver.

Le vaurien qui ne faisait que détruire,
Se détruire,
Ne pouvait concevoir qu’un jour il pourrait…
Etre amoureux.
Cela lui tomba dessus comme la vérole sur le bas clergé
Et au début il ne sut pas,
Absolument pas comment recevoir ce cadeau du ciel.

Ce n’est pas possible,
Non ce n’est pas réelle et cette chose merveilleuse
Qui lui semblait entre apercevoir dans les yeux de sa compagne
Ne pouvait être qu’une tromperie,
Une nouvelle farce du ciel
Qui après lui avoir montrer la beauté sous forme d’une femme
Au cœur rebondit
Ne pourrait que lui enlever
Quand de ses défenses
Il aurait baissé la garde.

La crapule ne pouvait deviner
Que pour une fois,
le vent avait tourné
Et que ce bonheur qu’il pensait impossible il y a encore trois ans
Se consolidrait sous l’apparence d’un petit bébé,
D’une petite fille aux grand yeux sombres
Qui par son sourire et ses pleurs
ferait fondre son cœur.

Sa compagne,
La grand-mère qui venait de naître,
Su lui montrer,
Par des gestes et des paroles rassurantes
Qu’il n’était plus le vaurien d’antan,
Que cette période lointaine était révolue
Et en lui tendant le bébé
Pour qu’il lui donne le biberon
Elle assista à la mort du voyou et à la naissance du grand-père.



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