Partagez

Ne plus oser s’exprimer,
De peur d’être catalogué,
Ne plus vouloir participer,
De peur d’être ridiculisé.

Finir par douter de soi,
C’est si facile parfois,
Au détour d’amères critiques,
Dans un plaisir sadique.

On accuse le coup,
On s’accuse de tout,
On se fait encore plus petit,
On s’écrase et c’est fini.

On se résigne à penser,
Qu’on a toujours tout gâché,
On est dégouté,
De n’avoir pas gagné.

Cette ultime confiance,
Au cœur de toute espérance,
Mais jusqu’où doit-on aller,
Pour enfin être apaisé ?

On accuse le coup,
On s’accuse de tout,
On se fait encore plus petit,
On s’écrase et c’est fini.

Dans cet impitoyable monde,
Rendant l’oxygène immonde,
Doit-on en rire ou en pleurer,
Doit-on laisser les rêves s’évaporer ?

On reste anéanti,
Mais on s’accroche à la vie,
On se plie à leurs caprices,
Que c’est triste tous ces vices.

On accuse le coup,
On s’accuse de tout,
On se fait encore plus petit,
On s’écrase et c’est fini.

A quoi bon se rebeller ?
Quand on sait qu’on peut rêver,
Que les mots sont sauvés,
Que les maux sont sacrés.

MOT A MOTS © Copyright 2016 Sylvie Badi



Veuillez noter :

Envoi...
Total :
4.18 sur 11 votes