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Près de l’étang des rois,
sa longue silhouette drapée
dans des voiles de soie
semble immobile.
Juste l’intensité de son souffle subtil
fait chanter les arbres et frissonner leurs feuilles.
J’avance sur le seuil
de ses longs cheveux cuivrés
descendant jusqu’aux pieds.
Sa main à peine effleurée qu’elle se retourne.
Il m’est alors donné de voir tant de grâce, tant de beauté
et dans son regard,
des paysages au soleil éclatant,
aux eaux étincelantes de mille gouttes d’argent,
aux danses sacrées et aux doux chants d’amour.
La douceur et la blancheur de sa peau est un voyage au delà du temps.
Des couronnes verdoyantes composées de branches, de fleurs, de fruits, de feuilles enveloppent sa tête, témoin de sa royauté.
Ses yeux, d’une intense profondeur, passent la porte des miens et ses mots comme soufflés semblent être d’une sagesse venue d’un autre temps.
Le mien s’arrête.
Ainsi que mon coeur.
Troubadour en votre demeure,
je reste sous vos ardeurs
à ne plus savoir, à ne plus être,
Ou être flou
et cependant se sentir être Tout.
Le temps n’existe plus, corps et esprit deviennent une dimension, un espace
où rien ne s’efface.
De douces musiques s’élèvent et chaque note au parfum fleuri m’envahit.
Je m’agenouille à vos pieds,
Un long temps,
ému.
Doucement,
Un mouvement de l’eau
me fait relever la tête.
Ma muse, dans les eaux s’avance
puis disparaît.
Les pieds dans le temps des rois,
je suis rempli de joie
dans ce havre de paix,
dans ce bain de jouvence.
Et je sais à présent,
qu’à tout moment,
Je peux vous retrouver.

PJ – 24/08/17 LDP 23



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