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Nabila, Nes.

En ce jour lumineux ,
Ce jour béni d’un Dieu
Bon et généreux
où anges et cieux
Raconte l’étonnement heureux
D’un Djill, tel un daim chanceux
Qui s’extasie à la vue
De ses frêles petits faons,
Et reste ,figé, ému, sans voix.
Deux Belles, deux magnifiques
Deux minces silhouettes,
Immobiles, les ailes frissonnantes,
Deux colombes aux deux bouts
De la ramée :
Nabila à droite
A gauche, Nes.
Toutes souriantes au jour nouveau,
Elles ouvrent les yeux, extasiés et naifs
Sur la vie, se contemplent heureuses.
Et le printemps folâtre de s’ébahir
A leur vue tout content
De s’annoncer généreux et prodigue
En son monde de tiédeur qui invite
Êtres et plantes à renaître à la vie.
Saison fleurie qui les chaperonne
Le matin bien avant le soir,
Jour après jour.
Oh mais, qu’est ce que le temps,
Pour une jeunesse insouciante,
Se sustentant de bonheur et respirant l’espoir ?
Et puis s’ enthousiasmant à la vie,
Tous les jours, sur le chemin des deux belles,
Devant elles , derrière elles ,
Volettent ravies des sittelles
Accordant, en notes douces le friselis de leurs ailes .
Aériennes dans les nuées,
Je les regarde telles deux fées
Ailes au vent,
D’un vol lent,
Bels anges
Planer sereinement
Vers elles mêmes,
Puis en elles deux,
S’y retrouver en leur jardin secret.
S’y plonger et s’y noyer
En une effluence discrète de doux parfums
Qui engagent toutes les roses.



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