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Las du chemin des pauvres, volant les sentiments,
La beauté ineffable ignore ton estime.
Lancinant parvenu que le bonheur opprime ;
Labeur aux mille excuses, soudoyeux châtiment !

Tes victimes innocentes désertent les sanctuaires,
Célébrant une à une ton désir imposteur.
Délivreur des contraintes, malicieux bienfaiteur !
Les âmes vagabondent tes préceptes mortuaires.

Et ta joie tortionnaire, feignement impassible,
Ne chavire sur les rives des jardins d’autrefois ;
L’enfance même succombe dans un sanglot narquois
Au boniment trompeur, intimement indicible…

Mais piégé dans le mythe de cette quête imprudente,
La bonté ne s’attarde sur ton sort périlleux.
Offrant ta cause trouble au miséricordieux,
Tu péris sur l’autel de ta course véhémente.

Stéphane Meuret
18 Septembre 2017, Copyright



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