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Du contenu du grand bateau, 

Il reste moi sur un frêle radeau.

C’était un rafiot bien construit

Mais la tempête très vite l’a détruit.

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Me voici seul dans la bleue immensité :

Qu’ai-je donc fait pour le mériter ?

Pendant trois jours mes amis ont servi de pitance

Aux requins ! J’ai donc bien de la chance !

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Que faire ? Sauf somnoler et rêvasser ?

Mais ça va bien, je n’ai rien de cassé !

En haut l’azur très pur reflète ce sol trop meuble,

Ce désert pers que des oiseaux gris peuplent.

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Une planche étroite et courte me sert à ramer.

Ma bouée est un pneu… Mais je suis informé

Car j’ai sauvé des eaux mon super GSM. 

Donc je peux tout raconter à la femme que j’aime.

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Mes messages lui parviennent chaque jour.

C’est un nouveau départ pour nos tendres amours !

Elle sait tout sur mon surprenant calvaire. 

La batterie se charge à l’énergie solaire.

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Les oiseaux joyeux m’offrent de grands concerts.

Les dauphins, près de moi, dansent sur la mer.

De nuit me charme le chant des sirènes.

Je souris à les voir approcher pleines de haine !

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Pour repas un cormoran me donne des poissons.

Je les fais sécher au soleil. Pour boisson,

J’enferme dans un seau des gouttes de brume.

Je n’aurai rien de plus par décret du fatum !

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Soudain surgit un fol espoir !

En criant fort j’agite mon mouchoir

Quand passe au loin un beau navire !

Mais il m’ignore… et j’ai le cœur qui chavire.

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Je reste seul sur mon frêle radeau,

Attendant que passe enfin un bateau !

Je rame toujours dans la même direction

En espérant trouver l’île de Robinson !

 

                                                     

 

 

 



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