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Ne bouge pas !

Observe les lumières, de cette grande ville
Écoute la quiétude, résonner de son absence
Écoute les sons diffus qui plombent le silence
La ville ne dort jamais, j’aime à l’écouter là-haut !

Là-haut, de mon 13e étage de cette tour immense
Où les feuilles de bétons déchirent les nuages
Je te vois ô ville dont je devine les orages
Brillante d’obscurité, j’observe ton cœur

Battant au rythme de ton âge.

En levant la tête, une voûte céleste scintille de mille feux,
Des étoiles filantes t’observent, drapées de rideaux de feu
Jalousent ta beauté lorsque ton doigt majestueux
Clignote du désir d’imiter ces traces… de braises si bleues…

Jamais tu ne dors, tu avales des gens dans de grandes entrailles
Dès qu’une aube grisée secoue ses perles qui baillent
Un iris énorme tache et perce un brouillard persistant
D’un laborieux sommeil qu’ont maculé les ans

Observe maintenant cette lueur brillante
Où Montmartre hisse sa blancheur,
Où se profile une lune montante
Regarde le halo du vent bruissant dans la Défense !

La ville lumière lève l’ombre laborieuse des banlieues,
Le café fume, ses odeurs volettent en frôlant des papilles,
Des taches noires en masse se déplacent au labeur !
Ne bouge pas, regarde à l’horloge du palais, il doit être 5 heures.

Ne bouge pas, Paris te regarde et ses quinze siècles aussi !



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