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Ne me dis pas surtout, que tu seras triste et malheureux
Sans moi, si un jour ce monde je quitterai
Un voyage sans retour que nous ferions tous un jour, à un moment
Je sais d’avance, que tu feras semblant de me pleurer
Que tu mettras un masque pour qu’apparaisse sur tes traits la souffrance
Tu auras l’air d’être à mon départ, très affecté
Mais je te connais assez et je suis quasi sûre
Que même dans mon sommeil du juste
Je saurai que tu joues la comédie
Comme l’héros dans une pièce de théâtre
Tu vanteras la Grandeur de mon rôle de femme
Et de mère sacrifice, devant les proches et le monde
Qui ne te connaissent pas, mais pas moi?
Tous les pores de ma peau et mes bleus savent que tu mentes
Que tes sentiments immondes ont précipité mon départ
Et que tu es le fossoyeur de ma tombe..

Oh Dieu tout puissant !
Je ne rêvais que d’une vie stable et noble
Mais, tu ne m’as pas épargnée
Et tu as mis à travers ma vie et mon monde
Tu dessinais chaque jour en moi, un bleu avec art
Tu faisais tout pour me voler mes rêves bleus
Et endeuiller mon âme
Et par la force de ma faiblesse et de ton statut mâle
Tu m’as dénudée de mon noble statut de femme
Grâce à toi, je suis devenue ce Je féminin
Que tu consumes à petit feu, par ton amour infâme…

Ne verse surtout à mon départ une seule larme
Car ça sera trop tard
Il fallait pleurer ma détresse de mon vivant
Apaiser ma douleur au bon moment
Et non quand a sonné le glas de mon départ…

Je ne voudrai pas que tu me rendes visite
Quand je serai à six pieds sous terre
Je veux retrouver la sérénité et me reposer en paix mon âme
Dans le cœur de ma bonne terre
Savourer en toute quiétude, loin de ta cruauté
Enfin, ma tranquillité, elle est plus clémente
Et dans ses bras, elle me couvera de son amour
Comme l’a fait avec amour ma bonne Mère, naguère…

Ne plante surtout pas sur ma tombe, des gerbes de fleurs
Mère nature fera le nécessaire
Elle m’aimera comme je suis toujours aimé
Son lit est paix et non une guerre …

N’écrits pas sur la pierre tombale
– ici repose
Réalise pour moi, un dernier rêve
Dessine la pierre tombale, un ciel bleu azuré
Avec un soleil aux tresses d’or
Et un lot de ma terre et la fertilité de mon argile
Avec des champs verts
Où des coquelicots élancés, danseront au souffle de mon vent
Pour quand viendra l’hiver la pluie aguerrira ma soif
Et je ne me sentirai plus déracinée comme je l’ai été dans ton cœur
Mais un Dôme d’amour abnégation sur ma bonne terre
Maissa Boutiche, Ain Bénian, Alger, Algérie, le 07/08/2017
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