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Tu te sens si petite
devant cette ombre immense
qui dit que tu mérite
la terrible sentence

Ton regard innocent
et ton sourire figé,
une larme qui s’étend
au supplice infligé

Tes poings qui se serrent
ce cri qui ne sort pas
Tu découvres les mystères
que tu ne devrais pas

Si petite et coupable
de n’être qu’une enfant
tu te glisse sous la table
et pleures doucement

Les cheveux collés au front
les yeux sans éclats
tes mains font un bouchon
sous ton ventre. Juste en bas

La douleur que tu cache
dans le creux de tes doigts
et ce sang qui te tâche
ne s’effaceront pas

La blessure est profonde
elle envahit ton cœur
Tu t’enfonce dans un monde
pour ne plus avoir peur

Si petite et déjà femme
sans en savoir le sens
tu ressors de ce drame
les yeux plein d’arrogance

tu sillonnes la côte
tout au long de ta vie
te rejetant la faute
par dégoût, par dépit

Tu as mis tant d’années
à rôder, égarée
ne sachant pas donner
ni prendre, ni aimer
Tu me tends ta main menue
ton errance achevée
Tu n’étais pas perdue,
nous nous sommes retrouvées

Je vais te protéger
te redonner la flamme
que tu as enfermé
dans le fond de mon âme

Mon doigt sèche tes larmes
Mes yeux s’éclairent enfin
deux petits bout de femme
qui n’en forment plus qu’un

Ne pleure plus mon p’tit bout…….
Tu es moi. Nous sommes nous.
Je suis toi. Jusqu’au bout……

A un p’tit bout de chou……
pas plus haut que trois pommes…..
qui a connu le goût
du dégoût de l’homme……………



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