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La neige si pressée de convoler en noces

ne pouvait pas attendre que s’illumine Noel

En robe blanche elle arrive , en argenté carrosse

sans aviser novembre tellement de joie trop folle


Éblouissante poudre aux magiques bisous

qu’elle sème aux enfants l’accueillant sur les lieux

d’étranges frissons roses paonent leurs douces joues

Des petits bonhommes de neige dansent dans leurs yeux



Elle étale sa clarté flattée par l’ode du vent

qui couronne, petit à petit, les cimes des crêtes

les cloches des églises, les toits des maisons

elle convole en noces que plus rien ne l’arrête


L’écureuil ne l’aime pas cette satanée voleuse

qui dissimule sous voile blanc sa rare nourriture

son museau fouine glacé sous sa robe vaporeuse

car il ne craint ni son froid, ni ses maudites gerçures



Les chiens remuent la queue et aiment s’y rouler

même si ses rudes morsures collent si fort aux orteils

les hiboux se réchauffent aux murmures roucoulés

blottis aux creux d’un arbre qui pleure ses mortes feuilles  



Elle tombe partout comme de liberté elle dispose

du lit des rivières, du flanc des hautes montagnes

Malheur aux humains qui  s’y hasardent et osent

troubler ses noces, elle gronde en avalanche et ils s’en éloignent.



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