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NICE – 18 JUILLET 2016.

Vous les politiciens, les monarques, princes d’orient et dictateurs,
Les apôtres véreux, les fidèles fanatiques, et piètres collaborateurs,
Le monde est noir de ces fidèles de dieu s’obstinant à vouloir taire
Les cris de haine contre ces tarés ignorant comment se prie la terre.

Il advient bien sûr que celui à qui on donne le rôle prétendu de maître,
Attend du prophète qu’il bénisse sa folie, pour qu’enfin il puisse renaître.
Celui-là même mériterait de tenir le macabre scénario du gentil serviteur
Et de se faire crucifier l’âme bien avant d’accomplir ses sombres labeurs.

Il est vrai qu’à la fin de l’histoire tout fini par mourir inexorablement.
Le monde est un théâtre où l’on joue les actes de la vie gratuitement.
Chacun d’entre nous se masque du rôle que livre l’autre personnage,
Qui fait le gueux, qui fait le roi, qui sera le fou ou le ravi du village ?

Levez-vous monde d’intelligence ! Tellement votre clarté ne perce plus !
Chassez le froid de vos flammes qui éteint la lune de l’horreur des rues.
Votre soleil est parfois trop sombre, trop blêmes et pâles sont ses rayons,
Pour chasser les âmes des ombres et en faire fondre toutes leurs illusions.

Vous, mon Soleil, ne tardez plus guère de nous éclairer dès votre retour,
Sans votre pure divine lumière, ils ne voient que la nuit en plein jour.
Votre clairvoyance est cette joie, sans vous, ils cheminent à faux pas.
Ils volent, ils tuent, et se fourvoient, juste quand vous oubliez d’être là.

Lors d’une soirée qui peignait le voile assombri de si beaux artifices,
En donnant en proie la triste torpeur et la torpeur en proie au vice,
La machine humaine a roulé sur notre balade nous rendant confus,
Prenant l’audace de mal nous faire car cette nuit vous ne luisiez plus.

Mon Soleil, que votre ardeur brûle l’épaisse déraison de leurs folies !
Bel astre du monde, levez-vous ! Enlevez à tous ces fanatiques la vie !
Muette promenade finale d’enfants couchés sous un ciel d’azur étoilé,
Ce noir chariot a roulé bien trop vite là où le Soleil adore tant le palmier.

Qui veut aimer doit aimer autrement et tenir son bonheur bien plus loin,
La vie tient à ce fil invisible, l’homme heureux ne cède jamais au destin.
Il ne faut pas que l’amour se regrette, car il s’écrit sur le parchemin sacré,
Peut-être faut-il peu pour être serein, juste réapprendre à siffler sous l’olivier…

©Christian Poullein – 18 Juillet 2016.



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