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Je contemple le bleu du ciel. Je contemple les nues mes mains derrière mes rêves. Je cherche dans l’ambigu de novembre une idée candide. Y-aurait-il des bribes de rimes ? Y-aurait-il des syllabes en couleurs ? Un siècle après, je me rends compte que je n’étais pas là-bas entre les nues, je n’étais non plus sur les gramens. Je n’ai surtout pensé à rien. J’étais dans mon “no man’s land” préféré ; mon rien. J’étais dans un ciel où tout est blanc. J’étais séparé de mon ego de milliers d’idées. J’étais le compagnon d’un rien qui ne m’importune pas de questions. La joie ? La tristesse ? Mais je ne m’y passionne pour rien. Je n’y sens tout simplement rien. Je n’y crains rien ni l’aujourd’hui ni le demain. J’y suis pour autant sûr du retour des fleurs. Les nues deviennent des nimbus. Je reviens à ma terre sous les premières gouttes, sûr, tout sûr, du retour éternel du printemps.



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