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Ta main qui se retire
Et ton dos qui déchire
La trame de mes jours

L’averse qui efface
Jusqu’aux dernières traces
Des dernières amours

Et la peur qui remonte
Des heures que l’on compte
Sur les doigts de l’ennui

De n’avoir rien à dire
Ni chagrin ni désir
Qu’on n’ait déjà trop dit

La peur de demeurer
Une étape oubliée
Sur un plan de voyage

Une gare perdue
Où tu ne passes plus
Une erreur d’aiguillage

La peur mon bel amour
Egaré au détour
De trop de vies croisées

De ton ombre fantôme
Glissant entre mes paumes
A l’heure du laitier

La peur d’amours de paille
Brûlant veille que vaille
Juste entre cuir et peau

De ces amours de laine
Qu’on tricote à grand-peine
Pour se redonner chaud

Qui vous laissent de cendre
Qui vous laissent descendre
Où l’on ne descend plus

Qu’entre vêpres et matines
Aux heures où se déclinent
Tous nos rêves perdus



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