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Nos années d’innocence !

Rien ne pouvait nous déranger
Tant nos jeux nous accaparaient
Des petits rires, des cris perçants

On cherchait le grand méchant loup
Allant même à le blesser au cou
Mais nous jouions à faire semblant

Des coups invisibles partaient
Sortis des doigts de l’innocent
Imitant le son d’un revolver!

Ne triche pas, je t’ai eu vilain
Et parfois une bonne fillette
Venait, en mère, à te soigner

Te voilà accompagné par la mignonne
Bras dessus, bras dessous, je dois dire
Que j’étais bien fier d’être secouru

Par celle qui peut-être allait devenir
Ta femme pour la vie, ton ange
Au mille vertus, et ton issue !

Bien trop timide, tu étais alors
Pour lui avouer que pour elle
Tu en pinçais, que t’en étais fou

Frustré, maladroit, tu la repoussais
Un homme çà n’a pas besoin d’aide
Même blessé, tu devais te relever

Tu repoussais la belle pour ne pas
Une fois de plus, être la risée : Entendre
Oh le petit chouchou, ils sont amoureux heu !

Tu dresses la tête, feins de boiter encore un peu
Le regard mauvais, tu toises la belle
En lançant sur ce ton encore en mu
Et qui fait rire les autres : va-t-en

Vexé d’avoir été sauvé par une fille
Tu lui fais comprendre que là,
Elle t’a fait passé pour une mauviette

Tu passes maladroitement tes mains sur ton short déchiré
Comme pour chasser la poussière, et inspecte ton arme
Pufff ! Cette vieille branche de bois, taillé dans l’acacia !

Puis tu enfourches ton cheval, un vieux vélo rouillé
Hue ma belle, allons combattre l’ennemi : Va !
Tu ne sais pas dire le mot miracle mais te voilà

Bien décidé au combat, et cette fois-ci se serait à mort
Ta belle te fait un dernier signe, tu préfères l’ignorer
Un homme ça ne pleure pas, ça n’a pas besoin d’aide

Au loin, les copains semblaient encore se moquer !
Vous allez voir ce que vous allez voir. Te voilà sur eux
Bande de traître, vous avez attendu que je sois à terre

Pour me tirer une de vos flèche : même pas mort
Leur lançais-je, vous ne savez même pas viser
On meurt pour de faux, on se relève aussi vite

On relève ce copain qui lui veut bien faire semblant
Puis on finit tous dans la rivière, l’eau est si claire
Voilà une guerre qui finit bien, nos hommes sont tous là

Sauf la belle demoiselle qui aura préféré s’enfuir
Lorsqu’elle vu que nous tombions les armes et nos vieilles fripes
Au sec moussaillon, prenons en charge la pauvre grenouille

Que fait-elle dans nos quartiers, allez,hop, pas de pitié 
Ainsi passions-nous notre enfance dans ce vieux quartier
À l’abri des bombes, la seule fût souvent remplie d’eau !

Thierry Titiyab Malet (le 18 juillet 2017)



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