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Nos chemins

Tant de chemins avions-nous parcouru, grisés !
A travers ces immenses plaines, ces herbeuses 
Par des vallons et de vertes prairies venteuses
Nous arpentions alors les montagnes invisibles 

Car nous voulions fuir les chimères insensibles
Tant de sentiers parcourus à la recherche d’une issue
Un interstice dans l’espace secret de ton intime vertu
Se traînait toujours droit devant, l’ombre silencieuse

Qui plane au-dessus de mon âme en quête minutieuse
Cherchant la solution durable, une sécurité pour la vie
D’un souci persistant, le défaut de mes sales manies
Porté par les enjambées d’un vent fait de douce folie

J’irai là ou mènera la dérision, pour retrouver l’envie
Je te retrouverai, assise là, sur les flancs des coteaux 
Aux abords d’une terre oubliée, non loin d’un hameau
Penchée sur notre passé, pensive et moi tout penaud

Le visage attristé, meurtri et la tête sur le pommeau
Alors sur les rives d’une bande, cette grève caillouteuse
Je cueillerai pour toi un bouquet de fleurs cotonneuses 
Puis je te les offrirai une à une, pour te revoir heureuse

A jamais libérée du poids qui te maintenait silencieuse
Des nigelles printanières mises en brassées, volages !
De brins fragiles, et de petites pâquerettes sauvages 
Que bien trop souvent nos grandes foulées ravagent

Sans se soucier de la pauvre coccinelle des alpages 
La vie avance à grands-pas, nous n’y pouvons rien
Nous tentons d’aventure à la suivre mais de si loin
Nous sommes si bien, là, sur les collines de la vie

Thierry Titiyab Malet



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