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Ces sphères funéraires errent sans voir,
Ce soir, dans les noirs couloirs du désespoir.
Des mains fortes à la porte frappent,
Nos cœurs cognent, nos tripes attrapent.

D’ombres sombres les décombres s’encombrent,
Elles tombent en trombe dans leurs tombes,
Hécatombe ! Les âmes ont mal et meurent
Dans ces catacombes décomptant nos heures.

Des bulles scintillantes aux notes scabreuses,
Des bulles lansquinant sur nos joues granuleuses
Échouent sur des rives que couvre le souffre,
Brûlante agonie, là, s’ouvre à nous le gouffre !

La peur au ventre, les pleurs au cœur,
Nous chantons notre douleur en chœur.
Suicidés, nous répandons nos chairs sous terre.
L’espoir est noir dans nos dernières prières !



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