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Nos enfants !

Nos enfants, notre grande bataille
Les raisons qui nous font sans faille
Car pour eux, nous sommes de taille

À lutter afin qu’ils ne déraillent!
Dans ce monde aux mille détails
Tantôt bons, souvent en éventails

Bien de promesses les mitraillent !
Eux seuls pourront ouvrir le portail
Cette baie ouverte par le soupirail

Qu’ils ne soit pas dans la grisaille
Que jamais l’espoir ne se cisaille
Qu’ils soient à l’abri des canailles

Ils gèrent ce monde, se chamaillent
S’accaparant la moindre victuaille
Ne veulent pas devenir ses cobayes

Nos enfants, l’amour en ce bercail
Nos chairs qu’un petit rien écaille
Preuves que l’amour ne pantaille !*

Ni avec le vent qui nous dépaille
Tels de vulgaires fétus qui saillent
Car décidés d’éviter les cisailles !

Ces gens maudits qui les raillent
Ce triste sort qui vient et assaille !
Ce peu de noblesse qui les tiraille

Nos enfants ne seront à la mitraille
Comme à la bataille de Montmirail
Car de leur avenir, ils se gouaillent

Et si l’histoire se veut canaille !
Si nous perdions notre gouvernail
Nous résisterons vaille que vaille

Nos enfants, orgueils de nos poitrails
Pourvu qu’ils ne tombent où qu’ils aillent
En ce monde qui les traite comme du bétail

Thierry Titiyab Malet (le 8 mai 2017)
« Plus jamais de jours sans nuits »
* Pantailler De l’occitan pantalhar (« rêver »).



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