Partagez

Alors que lentement la nuit s’enfuit
Dans la caverne des temps qui ont fui
Se déploie d’un coin de ma mémoire
Le courant de certaines idées noires
D’inoubliables souvenirs d’antan
De nos habitudes du bon vieux temps
Ce temps de regards timides et subtils
Où seule parlait ma plume fertile.
Des contes de Bouki et de Malice
Des Tim-Tim et des Bwa Chèch. Ces délices !
Au temps ou pleuvait à flot ma jeunesse
Des mots d’amour me portant à l’ivresse
Où est-il notre patrimoine culturel ?
Ne nous faudrait-il pas une autre Citadelle
Pour défendre et protéger notre identité
Préserver ces vertus, ces valeurs héritées ?
Mais dites-moi pendant combien de temps encore
Ce désamour souillera notre bicolore ?
Vous, nègres, un jour, vous vous rêver être blancs
Et donc, vous vous blanchissez la peau ! Et dedans
La poitrine, n’y a-t-il plus un cœur de noir
Et dedans votre cerveau, plus une mémoire ?
Mais dites-moi pendant combien de temps encore
Ce désamour tuera le rêve de Senghor ?
Croyez-vous que Dessalines, Mandela,
Martin Luther King ont lutté pour ça ? Ça !
Et Césaire qui a lutté pour la négritude
Est-ce cela qu’on lui rend comme gratitude ?
Hélas! De l’égalité des races humaines,
N’embrase plus de fièvre les âmes haïtiennes.

Où est-il passé ce temps de partage
Et d’harmonie dans le voisinage
Où l’union faisait la force dans les cumbites ?
Sinon ! peut-être que ce ne sont que des mythes,
Ces histoires de liberté et de héros
Qui ont enfanté et vaincu* sous ce drapeau !

Les fantasmes nostalgiques de ces moments
Invécus m’immondent l’esprit constamment !
Que cette sombre nuit est longue ! Et le sommeil
Se heurte, à peine s’amenant sur le soleil
Et Compère Coq se met déjà à chanter
La nostalgie des ces vieux temps enterrés…



Veuillez noter :

Envoi...
Total :
4.6 sur 10 votes