Partagez

La vieillesse
Ça commence quand ?
Même si ça rime avec jeunesse
C’est là ,qu’on n’a plus le temps
Je regarde ce corps flétri
Renvoyé par le miroir
Stoïque je retiens un cri
Un cri de désespoir
L’idée soudaine de tout réparer
D’un coup de bistouri
Qui va tout arranger
Et me rendre jolie
Pour éviter que tu ne partes
Toi, mon double, mon mari
J’abats ma dernière carte
Comme un ultime pari
J’ai tout misé sur ces opérations
Grâce à elles, j’allais te reconquérir
Je me suis bercée d’illusions
Pour t’empêcher de fuir
Mais un corps réparé
C’est pas une voiture
Qui pourrait encore durer
Malgré l’usure
Et le meilleur des chirurgiens
Ne peut sauver du naufrage
Ce destin qui est le mien
Il ne peut restaurer l’image
De celle à qui un jour
Tu avais uni ta vie
En lui disant que toujours
Tu partagerais sa vie
Oh elle est plus loin la blessure
Ce qui est touché c’est l’âme
C’est là, la vraie flétrissure
C’est là le mal , infâme
Qui t’éloigne , loin de ma vie
En chemin vers un nouveau bonheur
Je te regarde avec envie
Tu as délaissé le malheur
Celui qui collait aux pieds , trop souvent
C’est tant mieux pour toi
Je ne t’en veux pas, plus maintenant
D’être heureux sans moi
J’aurais pourtant voulu réussir
A faire ton bonheur
Si je n’ai pu y parvenir
Je ne ferai pas ton malheur
Aimer c’est parfois passer la main
Savoir s’effacer en silence
Et confier à une autre ton destin
En oubliant la souffrance
00060319-1©2016 CopyrightDepot.com



Veuillez noter :

Envoi...
Total :
4.71 sur 14 votes