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Tous ces mots que l’on couche
Un peu comme on accouche
On les fait naître au jour
Dans douleur ou amour

Et avant la naissance,
On a hâte, on pressens
Les futures ressemblances
Avec les autres enfants

Car ce sont des bouts d’âme
Que ces écrits qui restent
Pour chaque homme, chaque femme
Qui, soudain, s’en délestent

On le livre aux regards
L’oeil attendri, veillant
Espérant, plein d’espoir
Des sourires bienveillants

Et si, par aventure
Quelqu’un le trouve moche
ça devient une blessure
Qui, dans nos cœurs s’accroche

Attente des commentaires
De ceux, qui, en visite
Viennent lire père ou mère
Et puis, l’enfant, ensuite

Puis, on le voit grandir
Au contraire, s’étioler
On l’aide à se nourrir
De compliments versés

Mais d’autres viennent aussi
Agrandir la famille
Et l’on est envahi
Par tous ces joyeux drilles

Que jamais ne finisse
Cette belle aventure
Que les Dieux nous bénissent
Pour cette progéniture



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