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Le soir qui tombe et que plus rien ne dérange

comme le rideau d’une scène où la lumière s’éteint

Les derniers feux du jour que la lune démange

ferment des volets qui nous cloitrent en leurs seins.

Et les chats vont tètes basses au pied des réverbères

tandis que les passants se pressent vers ailleurs

toujours le voile revient emmitoufler la terre

laissant quelques vieillards drapés dans leur stupeur.

Seul l’argent comme frisson assure les lendemains

pour une jeunesse croyant aux visions des médiums

qui prédisent l’horizon pour ce règne humain

qui en bas de chez lui laisse crever des hommes.

si l’ètre suprême existe  surement doit-il pleurer

les bêtes à son image non plus le feu divin

qu’un demi-dieu un jour lui avait volé

de famine en ghetto il se tend peu de mains.

Mais le temps s’amenuise comme une flamme mourante

se brûlant de la vie, on la voudrait aimante.

Les chemins de l’existence ont la farce patiente

la bas on meurt de faim, ici on boit et chante

on s’insurge un peu, puis la colère s’évente

on rentre dans son igloo et l’avenir on l’invente.

Un petit pas pour l’homme rien pour l’humanité

on avance, on recule, on se fige face au miroir

le nombril est sacré, bien triste vérité

on oublie vite qu’ailleurs se transforme en mouroir.

Je me sens inutile a assister la nuit

tandis qu’un peuple lointain sombre dans l’indifférence

et je songe aux amours qui conduisent au lit

quant celui de son prochain aurait plus d’élégance.

Et pourtant les ressacs qui passent dans les yeux

d’une femme offerte fait oublier les drames

qui loin de nos passions se trouvent à mille lieux

nos plaisirs d’un jour font assécher les larmes.

Et le temps s’amenuise comme une flamme mourante

se brûlant de la vie, on la voudrait aimante.



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