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Si pour un temps Dieu saisira mon patois,
Et qu’Il m’offre un bout de vie et sa clémence,
Pour priser ce bel instant par excellence
Et dire que je t’aime à jamais et à chaque fois.

Et aussi simplement dire aujourd’hui que je t’aime.

J’ai donné une valeur à ta présence,
À ce rendez-vous impromptu tant attendu
Pas pour ce qu’il vaut pour moi, par son dû,
Mais pour ce qu’il signifie par essence,

Je suis venu simplement te dire que je t’aime.

Par ce baiser fort entre deux êtres
Qui ne croyaient ne pas se vénérer.
Je dirais peu, si j’ai été trop révéré,
De plus par ta présence peut-être.

Mais simplement voilà ! Que je t’aime.

Et Je crois à ce show à chaque laps ombragé,
Par tes yeux qui fusaient milles lumière de gloire croisés
Avec leur vert turquoise qui anime ton regard maîtrisé
Qui clivaient les regards des jaloux passagers.

Alger nous a permis ce jour de marcher ensembles,
Quand les autres devant nous passaient,
J’ai été excité par cet amour pour assez,
Quand d’autres nous voyaient… jaloux il me semble,

Ils nous scrutaient drôlement par tant d’intérêt
Un couple d’étranger, dont l’attitude n’est pas algéroise.
Deux êtres s’aimant peut-être, leurs regards se croisent.
En un laps de temps nous nous sommes révéré.

Mais simplement voilà ! Que je t’aime.

Si Dieu m’offrait un bout de verdeur à ma flamme,
Simplement Je m’habillerais,
Et au soleil je me déshabillerais,
Me laissant à nu, point mon corps, mais mon âme.

Je te prouverais combien je suis un aguerri,
Laisse tes préjugés dire que je suis un déplaisants
Et qu’on ne devient plus amoureux en vieillissant.
Mais lorsqu’on vieillit l’amour en-nous mûrit.

Mais simplement voilà que je t’aime.

Je te salue ! Toi, qui as su garder en hivernage,
Notre amitié celle d’hier vouée à devenir à l’infini.
Entre nous, son époque m’à, à l’instant rajeunie
Tu viens de me restituer l’amour su à mon rivage.

Salut ! Beaux jours qui veuillent fossoyer mon deuil !
À la berge ! Où ma flamme s’excite d’un feu ardent
Ils viennent enlever ma transe à l’envie imprudent
Pour embellir mon automne présent à mon seuil.

Pour te chérir et voilà que je t’aime

Ton amitié se découvre dans mon cœur frileux,
Qui a su faire comprendre ses sentiments empirant,
Que je ne cesse de méditer à devenir ton aspirant,
Durant tout ce long voyage poursuivi et ténébreux,

Assoiffé à te parler, à t’enlacer en ce temps si-tard
Salut ! Toi l’élue ayant eu l’audace de me retrouver
Viens ravoir mes tierces, et viens pour me sauver
Voici ! Mon feuillage rissolant à mon gazon épars !

Pour t’affectionner et voilà que je t’aime

Il ne reste plus rien, sauf cet infime et futile espoir
Devant l’abîme qui m’attire, à l’œil de mes miens
Qui n’ont pu aider leur veine à saisir mes entretiens
Ils ont levé leurs pieds pour creuser mon désespoir.

Il ne me reste plus rien, Il ne me reste plus rien,
Simplement rien qu’à t’aimer et me voici!
J’aurais pu ne pas faire ce voyage mais merci
De m’avoir appelé la veille au mitan des miens…

ALGER  »Place de l’Émir » le 21 mars 2017
@Auteur-Poète Adda Echchikh



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